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ASSOCIATION ANALYSER

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MISE AU POINT (p) : L’AFFAIRE DES (EX-) PSYCHOTHÉRAPEUTES

Des organisations d’ex-psychothérapeutes n’ont pas cessé de dénoncer depuis 2004, et continuent de dénoncer, ce qui serait le traitement de faveur de la psychanalyse et des psychanalystes dans la loi (« article 52 » de la loi du 9 août 2004, modifié en 2009).

Elles estiment que la psychanalyse n’étant qu’une méthode de psychothérapie parmi d’autres, la psychanalyse et les psychanalystes n’auraient pas dû bénéficier d’un régime « de faveur ».

Suivons cette logique. Dans ce cas, ce sont d’« autres méthodes » de psychothérapie qui auraient dû être reconnues dans la loi.

Mais ce n’est pas du tout ce à quoi ont prétendu les ou des organisations d’ex-psychothérapeutes. Celles-ci ont prétendu se faire confier, déléguer, tels des ordres professionnels, par le législateur et l’État la reconnaissance des « méthodes » de psychothérapie, sans jamais avoir à justifier de celles-ci. Jamais, à aucun moment, ces organisations n’ont présenté au législateur, à l’État, d’« autres » méthodes de psychothérapie que la psychanalyse, qui auraient dû ou auraient pu être « reconnues » par le législateur, par l’État, à l’instar de la psychanalyse. L’on observe le phénomène « au carré » chez ceux qui prétendent faire reconnaître par leur entremise des méthodes de psychothérapie « multiréférentielles » ou « intégratives », sans jamais avoir à justifier devant le législateur et l’État de la nature des ces « multiréférences » et « intégrations » : de quelles méthodes « références » et « intégrées » s’agit-il ? Jamais il n’en aura été justifié envers le législateur, envers l’État. Ces organisations s’y refusaient, s’y refusent, volontairement. Elles en payent le prix.

Et malgré tout ces organisations continuent de s’offusquer de la différence de traitement entre « psychanalystes » et « psychothérapeutes ». C’est absurde.

Dans ces conditions, l’on rencontre chez nombre d’organisations d’ex-psychothérapeutes l’hostilité et la volonté de nuire aux organisations de psychanalystes, dont plusieurs en France sont reconnues d’utilité publique par décret, et sont ONG ou OING reconnues par le Conseil de l’Europe ou par l’ONU (Organisations [internationales] non gouvernementales), ce qui n’est le cas d’aucune organisation « de psychothérapeutes » en France …. ne supra crepidam sutor iudicaret, – Appelle, selon Pline l’Ancien. Quand des organisations de psychothérapeutes seront en France reconnues d’utilité publique, nous en reparlerons, méthode par méthode, et certainement pas selon un magma de méthodes présentées en bloc à la « reconnaissance » par les pouvoirs publics : l’État ne mange pas et ne mangera pas de ce pain-là.

Dans ces conditions, est tout aussi absurde la prétention d’organisations d’(ex-)psychothérapeutes à « représenter » la psychanalyse… contre les organisations de psychanalystes. Heureusement, et conformément à l’article de loi, en parlant d’« associations de psychanalystes » le décret d’application réserve ses vues aux associations composées uniquement de psychanalystes. Le fait que les ou des organisations d’ex-psychothérapeutes aient depuis 2004 ajouté le terme « psychanalyse » à leur dénomination ne leur apportera jamais strictement rien de ce point de vue, tant du moins que la loi restera telle qu’elle est. Mais l’important était pour elles de le faire croire. Voilà où elles en étaient, ou en sont toujours. L’hommage vaut ce qu’il vaut.

L’on notera qu’aucune des organisations d’ex-psychothérapeutes n’ont intenté de recours, devant le Conseil d’État, contre le décret d’application de l’« article 52 », y compris pour poser « question prioritaire de constitutionnalité ». Ces organisations auraient donc une au moins vague conscience de l’inconsistance notamment juridique de leurs prétentions précitées. Il ne leur reste à cet égard pour nombre d’entre elles que la volonté de nuire aux organisations de psychanalystes.

Au cas contraire, hypothèse sûrement fantaisiste, ces organisations d’ex-psychothérapeutes soutiendraient l’Association Analyser, sachant que dans leur propre logique même, un traitement correct de la « méthode » de psychanalyse pourrait préfigurer juridiquement le même traitement pour d’autres « méthodes » de psychothérapie. Mais ce n’est pas ce que veulent ces organisations de psychothérapeutes. Elles montrent la lune à leurs adhérents, et veulent que l’État regarde leur doigt.

… ne supra crepidam sutor iudicaret, – Appelle, selon Pline l’Ancien ; le terme qui importe étant « iudicaret ».